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Arthrose : et si la douleur était - aussi- d’origine neuropathique ?

Les discordances entre les données radiographiques et la sévérité des douleurs chez les sujets atteints d’arthrose ont favorisé les investigations vers d’autres mécanismes douloureux, incluant les douleurs neuropathiques. L’identification de douleurs neuropathiques chez des sujets arthrosiques offre l’opportunité de mettre en place un traitement adapté. Mais, quelle est la prévalence des douleurs neuropathiques chez les sujets atteints d’arthrose du genou ou de la hanche ? Pour répondre à cette question, des chercheurs ont réalisé une méta-analyse des données de la littérature.

Méthodologie

  • Analyse de la littérature jusqu’en février 2016 afin d’identifier les études observationnelles mesurant la prévalence des douleurs neuropathiques chez des sujets âgés de 18 ans et plus souffrant d’arthrose du genou ou de la hanche.
  • La prévalence globale et l’intervalle de confiance à 95% ont été évalués en utilisant un modèle de méta-analyse à effets aléatoires.

Résultats

  • Au total, 9 études ont répondu aux critères d’éligibilité.
  • Les sujets évalués ont tous utilisé un auto-questionnaire permettant d’évaluer les douleurs neuropathiques.
  • La prévalence globale des douleurs neuropathiques était estimée à 23% [IC95% : 10-39%], avec une très forte hétérogénéité (I2 = 97,9%, p<0,001).
  • Cette estimation était globalement similaire lors des analyses en sous-groupes basées sur l’articulation concernée, le type de questionnaire utilisé, l’établissement et la prise en compte d’autres causes potentielles de douleurs neuropathiques.
  • En revanche, l’estimation de la prévalence, basée sur deux études qui excluaient les autres causes potentielles de douleurs neuropathiques, était nettement plus élevée : 32% [29-35].

Limitations

Les disparités entre des questionnaires d’évaluation des douleurs neuropathiques utilisés, les biais de sélection, la qualité méthodologique et l’hétérogénéité des études retenues pour les analyses constituent les principales limitations de cette étude.

À retenir

Selon ces résultats, la prévalence des douleurs neuropathiques chez les patients souffrant d’arthrose du genou ou de la hanche serait considérable, puisqu’elle s’élèverait à 23%. Elle pourrait même être plus élevée après exclusion d’autres causes potentielles de douleurs neuropathiques. Cependant ces résultats méritent d’être confirmés par des études standardisées et de bonne qualité méthodologique.

 

Et si la vaccination antigrippale passait par un patch ?

 

 
Un nouveau type de vaccin pourrait s’avérer une bonne alternative à l’injection pour augmenter la couverture vaccinale antigrippale. Selon un essai clinique de phase I dont les résultats ont été publiés dans le Lancet, une nouvelle galénique sous forme de patchs contenant des aiguilles microscopiques qui se dissolvent après application, serait efficace, stable et facilement auto-administrée par les patients. 
Les travaux, conduits par l’université Emory (Atlanta, Géorgie) ont inclus 100 participants âgés de 18 à 49 ans. Tous étaient en bonne santé et n’avaient pas été vaccinés la saison précédente. Les participants ont été divisés en quatre groupes : un quart a été vacciné via le patch par un professionnel de santé, d’autres se sont auto-administré le patch, un 3e groupe a été vacciné par injections intramusculaires par un praticien et le groupe contrôle s’est vu posé des patchs contenant un placebo par un médecin. L’injection était faite sur le bras et le patch était appliqué une vingtaine de minutes sur le poignet. Les personnes qui devaient s’auto-administrer le vaccin ont été guidées par à une vidéo. 
28 jours après la vaccination, le patch a généré une réponse immunitaire avec des taux d’anticorps similaires à l’injection intramusculaire. De même, aucun évènement indésirable important n’a été signalé après 6 mois. Les réactions sont demeurées légères et transitoires : les participants ont surtout rapporté des douleurs suite à l’injection et ceux qui ont reçu le patch ont davantage évoqué des démangeaisons ou des rougeurs. La plupart des sujets ont bien accepté le patch avec un score d’acceptabilité de 4,5-4,8 sur 5 contre 4,4 pour l’injection. Après 28 jours, près de 70 % des personnes ayant été vaccinées par patch ont témoigné préférer cette méthode à l’injection.
Par ailleurs, aucune différence n’a été observée entre le groupe dont le patch a été posé par un professionnel de santé et le groupe qui s’est auto-administré le vaccin. Après usage, l’analyse des dispositifs a révélé que les micro-aiguilles s’étaient bien dissoutes dans la peau. De manière générale, les vaccins par patch sont restés efficients, même un an après sans a​voir été conservés dans un espace non réfrigéré.
L’équipe va poursuivre ces travaux par un essai clinique de phase II et devrait également élargir le concept à d’autres vaccins comme la rougeole, la rubéole ou la poliomyélite.
 
Sources: http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)30575-5/abstract​
              www.celtipharm.com
 

Problèmes récurents de commandes FreeStyle Libre...

 

Communication du laboratoire Abbott :

Depuis le lancement de la distribution du FreeStyle Libre en officine le 1er Juin, vous avez peut-être rencontré des difficultés pour en passer commande. Nous sommes conscients de cette situation et nous nous excusons de la gêne occasionnée pour vos patients.

Afin d'accélérer le traitement de votre commande, nous vous invitons à nous la transmettre sur notre nouveau site en cliquant sur ce lien:

 

http://www.freestylediabete.fr/ouverture_compte_client

 

Nous vous remercions pour votre compréhension.

Bien cordialement
Abbott Diabetes Care

Epidémie de rougeole en Italie, la France menacée

 

Selon l’OMS, 43 % des cas de rougeole recensés cette année en Europe l'ont été en Italie.  L'Institut supérieur de la santé (ISS) reconnait que l’Italie est confrontée à une forte envolée de rougeole avec au moins 3 074 cas recensés depuis le début de l'année dont 40 % ont dû être hospitalisés. La semaine dernière, un enfant de 6 ans souffrant d'une leucémie est mort dans le nord de l'Italie des suites d'une rougeole, ont annoncé les autorités en plein débat sur l'obligation de vaccin pour l'inscription à l'école et alors que le gouvernement a adopté en mai un décret-loi rendant obligatoire 12 vaccins, dont celui de la rougeole. L’enfant est le premier décès enregistré en Italie. Comme l’ont expliqué les autorités locales l’enfant n’était pas vacciné contre la rougeole, ni sa fratrie d’ailleurs par choix des parents. « Hospitalisé en soins intensifs depuis mars après avoir probablement été contaminé au sein de sa famille, l'enfant a succombé à des complications pulmonaires et cérébrales ». 
Alors que l'OMS recommande un taux de 95 % pour empêcher la circulation du virus et après avoir dépassé les 90 %, le taux d'enfants de deux ans vaccinés contre la rougeole en Italie a chuté à 85,3 % en 2015.
En France, Santé Publique France a annoncé mi-juin que, du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés. « Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique (31 encéphalites, 1 myélite, 2 Guillain-Barré) et 10 sont décédés ».
Début 2017, la circulation du virus s’est intensifiée avec la déclaration de 295 cas entre le 1er janvier et le 31 mai, soit près de six fois le nombre de cas déclarés sur la même période de l’année précédente (47). Cette situation est surtout en lien avec des foyers épidémiques en Lorraine (60 cas déclarés entre les mois de février et avril 2017) et plusieurs foyers en Nouvelle Aquitaine et Occitanie. Deux cas d’encéphalite et 22 pneumopathies graves ont été recensés depuis le début de l’année. Santé Publique France conclut qu’«Avec une circulation active du virus dans plusieurs départements, la France n’est donc pas à l’abri d’une nouvelle épidémie d’ampleur importante», comme celles observées en Roumanie ou en Italie.
 
Source : Le Généraliste 23/06/2017